Appel à manifestation devant les ambassades africaines contre les accords de réadmission UE-Afrique – Ven. 11 nov. 2016 15h30

8 novembre 2016, mise à jour 10 novembre 2016 – Appel CISPM

CISPM En solidarité avec les camarades
d’Afrique-Europe-Interact et Voix des migrants de la CISPM qui manifesteront le vendredi 11 novembre devant plusieurs ambassades à Berlin contre le „procès de la Valette

 Et en soutien à l’AME qui manifestera le jeudi 10 novembre à Bamako contre la signature de l’Accord de réadmission EU-Mali

Nous avions prévu de manifester également à PARIS
VENDREDI 11 NOVEMBRE
Entre l’ambassade de la Côte d’Ivoire et celle du Maroc.
La préfecture de police ayant interdit cette manifestation,
nous ferons à la place un rassemblement statique
RDV 15H30 Place de la République

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Vidéo : « Réfugié.e.s : L’Europe une solidarité sous conditions », interview d’Anzoumane Sissoko, juillet 2016

Réfugié.e.s : L’Europe une solidarité sous conditions
Par Attac Play sur youtube.com, 19/07/16.

« Vous avez la liberté d’aller où vous voulez… pourquoi pas nous ? » Interview d’Anzoumane Sissoko – porte-parole de la Coordination 75 des Sans Papiers et de la CISPM – Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrants.

À l’Université d’été de la solidarité internationale, Besançon, en juillet 2016.

Un grand merci à la Fasti, à Des ponts pas des murs et au CRID pour l’invitation à co-animer un module de l’université d’été autour du Qui dit quoi ?

L’illusion du pouvoir : La guerre continue

La voix des sans-papiers N°14. 21 janvier 2016

Quelle guerre ? La guerre aux migrants du Sud du monde.

Quel pouvoir ? Celui des États, et leur illusion de tout pouvoir : même contrer le cours de l’histoire et stopper les mouvements de populations fuyant les conditions économiques, politiques, climatiques créées chez elles par le Nord du monde. L’illusion de se croire tout permis : y compris le droit de livrer la guerre au droit à la vie de millions d’hommes, de femmes, d’enfants de pays ravagés par la misère et les crises, par les conflits armés et économiques exportés par les pays du Nord partout dans le monde.

À en croire les experts de l’Ined [Institut national d’études démographiques] et d’autres organismes d’études (internationaux et nationaux, ONU, États-Unis) sur la population mondiale, celle-ci passerait de 7,3 milliards en 2015 (estimation) à 9,8 milliards en 2050 (projection), Continuer la lecture de L’illusion du pouvoir : La guerre continue

Travailleurs Migrants saisonniers : Agriculture industrielle, guerre sociale et esclavagisme du travail en Europe

La voix des sans-papiers N°14. 21 janvier 2016

Le 15 octobre dernier, l’émission radio la Voix des sans-papiers (FPP 106.3, tous les 1er et 3e jeudis du mois, à 11h) a reçu Nicolas Duntze, membre du syndicat agricole Confédération paysanne. Ce qui suit est un condensé de sa parole de paysan attentif aux transformations du mode de production et du travail dans les campagnes françaises. Depuis 10 ans, au sein de la Coordination européenne Via Campesina, la Confédération mène une enquête sur cette question dans plusieurs pays d’Europe, et a récemment édité un supplément à Campagnes Solidaires, où, outre la France, six autres pays européens sont étudiés. Les lecteurs peuvent le télécharger gratuitement (blog : www.agricultures-migrations.org).

Je suis paysan dans le Gard sur une quinzaine d’hectares de vignes dans le cadre d’une coopérative. Les coopératives, pendant longtemps fleurons de l’économie solidaire en Languedoc-Roussillon, Continuer la lecture de Travailleurs Migrants saisonniers : Agriculture industrielle, guerre sociale et esclavagisme du travail en Europe

Calais : L’enfer de la Jungle

La voix des sans-papiers N°14. 21 janvier 2016

Interview (réalisée le 3 novembre) d’Anzoumane Sissoko, porte-parole de la CISPM, Coalition internationale des sans-papiers et migrants.

La CISPM a affrété quatre cars pour aller manifester à Calais, le 25 septembre dernier. Ce port de l’extrême nord de la France est un cas à part, dans l’immigration européenne, n’y débarquent que des gens qui veulent aller au-delà, traverser la Manche pour l’Angleterre, et pas rester sur le continent. Mais depuis des années, c’est aussi le symbole tragique et vivant, au cœur de l’Europe, le modèle, pour ainsi dire, de l’attaque en permanence aux droits fondamentaux et de la guerre d’État aux migrants. Peux-tu dire les raisons de cette expédition aujourd’hui, qu’on imagine (environ 600 km aller-retour de Paris) assez dispendieuse pour vos maigres ressources, et puis ce que vous avez fait, vu en ville et dans « la Jungle », le nouveau bidonville des migrants ? Continuer la lecture de Calais : L’enfer de la Jungle

Europe : la barbarie !

La voix des sans-papiers N°13. 3 septembre 2015

Vintimille, Paris, Calais… Combien d’autres endroits, rien qu’en France ? Dans combien d’autres pays, en Europe ?… Personne ne sait, tant la banalité du mal envers les sans-papiers et réfugiés est devenue monnaie courante nationale, en Europe et notamment en France.

À Paris, depuis l’évacuation violente de la Chapelle, début juin, on a perdu le compte des campements dressés et des opérations de balayage social des campements. Pour Calais, l’ONU est (une deuxième fois) intervenue, rappelant à l’État français son devoir de respect des droits de l’homme. Et à Vintimille ? Les migrants – hommes, femmes, enfants, femmes enceintes, familles entières avec enfants, raflés dans Nice et la Côte d’Azur par centaines, puis reconduits en petits groupes à la frontière franco-italienne, refoulés au-delà en pleine et bien rodée illégalité d’État – on connaissait ça à Vintimille. Continuer la lecture de Europe : la barbarie !

CISPM : Les milliers de morts en Méditerranée, un crime contre l’humanité

La voix des sans-papiers N°13. 3 septembre 2015

(23 avril 2015. Ce courrier, adressé entre autres aux plus hautes autorités européennes, de l’Union africaine et de l’ONU, il n’a pas, par un défaut de coordination interne, été envoyé tel quel. À sa place, une version italienne antérieure et pas assez forte. Nous le publions ici comme « lettre ouverte » à tous les précédents destinataires. La CISPM va l’expédier par la poste au Pape, cité du Vatican, à qui aussi il devait être envoyé et ne l’a pas été.)

Messieurs les Présidents,

La Coalition internationale des sans-papiers, migrants, réfugiés et demandeurs d’asile souhaite exprimer, par ce courrier, son horreur et son indignation devant les crimes sans nom – et notamment le massacre de dimanche dernier – qui ne cessent de se perpétrer en mer Méditerranée, aux frontières sud de l’Europe, contre les migrants venant de l’autre rive. Continuer la lecture de CISPM : Les milliers de morts en Méditerranée, un crime contre l’humanité

Migrants sans-papiers, persécutés, noyadés, massacrés : Martyrs de la liberté et de l’humanité sans frontières

La voix des sans-papiers N°12. 12 novembre 2014

Combien de morts ? Personne ne sait, personne ne saura jamais.

Pour qu’enfin apparaisse publiquement la véracité du cri d’alarme lancé depuis bien des années par les migrants subsahariens : la traversée de la Méditerranée se fait au prix d’énormément de noyades, il aura fallu qu’un pays, l’Italie, y déploie pendant un an les moyens de sa marine militaire (coût affiché entre 9 et 10 millions d’euros par mois) : officiellement, pour sauver les migrants, en fait pour mettre la pression médiatique sur l’Europe et la faire participer aux frais des contrôles de ses frontières sud. Dès lors, le nombre de morts est apparu impressionnant : depuis janvier « au moins 3300 », écrit Le Monde.fr du 31 octobre, et l’Organisation internationale pour les migrations en comptait 3072 le 29 septembre. Continuer la lecture de Migrants sans-papiers, persécutés, noyadés, massacrés : Martyrs de la liberté et de l’humanité sans frontières

Nous comptons nos morts : assez, le trafic d’êtres humains !

La voix des sans-papiers N°12. 12 novembre 2014

Familles de Bafoulabé, Mali

Le 14 juillet dernier une embarcation de fortune, parmi tant d’autres, a naufragé au large des côtes de la Libye, emportant sa cargaison de vies humaines. À son bord, 110 jeunes Maliens venant la plupart du cercle de Bafoulabé, au sud-est de Kayes, à l’ouest du Mali. Un seul rescapé.

« Les médias nationaux français excepté RFI n’ont même pas donné la nouvelle », dit Diaby. C’est un constat amer, dans la bouche de ce travailleur malien immigré en France en 1979. Amer et édifiant sur la qualité et la déontologie de l’information faite en France sur les noyés de l’autre rive, ces milliers de « morts de la mer » que l’impudence légale d’État continue d’appeler des immigrants « clandestins ». Continuer la lecture de Nous comptons nos morts : assez, le trafic d’êtres humains !

Anzoumane Sissoko, CSP75 : Majorité et minorite : les minorités y passent

La voix des sans-papiers N°12. 12 novembre 2014

Nous avons mené notre enquête auprès des familles à Paris, à Bamako, aux villages. Il apparaît que si ce naufrage a eu lieu [voir article p. 2], c’est à cause des méthodes de la filière des passeurs. Un des responsables est originaire de Sélinkégny, cercle de Bafoulabé. Il avait un correspondant passeur malien en Libye, chargé de prendre les « clients » à Bamako, à Gao. Après le désert (soit par le Niger soit par l’Algérie), ils travaillent avec les passeurs libyens qui font construire à peu de frais des barques destinées à disparaître en mer. Tout ce qu’ils perdent, eux, c’est les moteurs. Comment s’y prennent-ils ? Ce qui suit pourra sembler une histoire à dormir debout, mais c’est ce qu’ils font. De vrais criminels assassins.

Quand ils embarquent des gens, il y a une majorité, par exemple malienne, et des minorités, par exemple sénégalaise ou mauritanienne, etc. Continuer la lecture de Anzoumane Sissoko, CSP75 : Majorité et minorite : les minorités y passent

L’État et les familles

La voix des sans-papiers N°12. 12 novembre 2014

Le 14 septembre, pour commémorer les 109 morts par noyade du 14 juillet, et pour débattre des moyens de prévenir de tels drames, se sont réunies à Bagnolet avec les sages les familles maliennes de la région parisienne. Était présent, comme représentant du gouvernement malien, le vice-consul, et il est intervenu deux fois : d’abord pour affirmer, ensuite pour nier, que le gouvernement vise à « lutter contre ce phénomène » (de « l’émigration clandestine ») en faveur de la seule « émigration légale ». Une fois les débats clos, et l’assistance déjà en train de partir, voilà que s’amène d’un pas ferme un homme bien bâti, bien portant, bien mis, la quarantaine à peu près, entouré de deux autres plus jeunes mais tout aussi en costard et costauds. C’était le représentant du ministre des Maliens de l’extérieur venu pour dire : que « le gouvernement a mis en place un système pour rapatrier ceux qui prennent la route du désert », mais que, vu l’insuffisance des « moyens », « il est difficile de récupérer » tous ces gens, Continuer la lecture de L’État et les familles

Migrants sans-papiers maliens : Une guerre qui ne dit pas son nom

La voix des sans-papiers N°12. 12 novembre 2014

Djibril et Lamine, jeunes frères sans-papiers, natifs de Bamako, ex-étudiants en droit, sont arrivés en France depuis peu. Partis respectivement en février et en mars derniers, ils ont pris, parcours obligé pour tant de migrants subsahariens plus ou moins désargentés, la route du désert en passant par la Libye, puis la Méditerranée et l’Italie.

« D’abord, au Mali, depuis le début de la guerre dans le nord, l’université est en crise permanente : grèves illimitées des professeurs sans paye, grèves illimitées des étudiants pour leurs droits. Aux revendications traditionnelles (avant tout les bourses, sans bourses les étudiants des familles modestes ne peuvent pas poursuivre leurs études) s’ajoute aujourd’hui celle du droit à des cours réguliers, sans années blanches : ça a été le cas en 2012, et ça a risqué de l’être aussi en 2013. Continuer la lecture de Migrants sans-papiers maliens : Une guerre qui ne dit pas son nom

Yene Fabien, Afrique Survie Migration : Extrait d’émission radio

La voix des sans-papiers N°12. 12 novembre 2014

(Source : FPP, 4 septembre 2014, adaptation)

Je viens pour la troisième fois à l’antenne vous parler des Subsahariens au Maroc. L’heure est très grave. Ils subissent une répression féroce. Je vous avais parlé de ceux qui ont été précipités d’une terrasse du quatrième étage. Sur cet assassinat la police n’a pas encore ouvert une enquête. À l’heure où je vous parle, il y a des manifestations devant le bâtiment des Nations Unies à Rabat, les Subsahariens se sont mobilisés devant leurs ambassades pour dénoncer ce qui s’est passé dans la nuit du 29 au 30 août. Un Sénégalais du nom de Charles Ndour a été égorgé. Les fois précédentes, comme pour les deux Camerounais d’il y a quelques jours, c’était des « accidents », ainsi qu’ils ont l’habitude de le dire. Continuer la lecture de Yene Fabien, Afrique Survie Migration : Extrait d’émission radio

Migrants sans-papiers camerounais : C’est la guerre aux droits de l’homme et des gens

La voix des sans-papiers N°12. 12 novembre 2014

Landry, Loïc, Thierry, trois jeunes migrants camerounais : les deux premiers venant de Douala, le grand port sur le golfe de Guinée, le troisième de l’ouest du Cameroun. Frais arrivés en Europe, ils sont actuellement en Allemagne, à Berlin, où « on lutte vraiment pour les immigrés » (Landry). Ils ont été interviewés à Paris à l’occasion d’une rencontre de la Coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM), où ils étaient présents pour « qu’on se mobilise beaucoup cette année pour la lutte des sans-papiers » (Thierry), et puisque « c’est l’heure de se lever et lutter pour les immigrants » (Landry).

Tous les trois sont arrivés en Europe par Tanger et le détroit de Gibraltar après avoir traversé le Sahara, l’Algérie et le Maroc. Continuer la lecture de Migrants sans-papiers camerounais : C’est la guerre aux droits de l’homme et des gens

Patrice Lumumba : « Nous avons connu… »

La voix des sans-papiers N°12. 12 novembre 2014

« Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres… Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom de textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort. Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres… Continuer la lecture de Patrice Lumumba : « Nous avons connu… »