En images : Manifestation unitaire des 20 ans de Saint-Bernard. Paris, 27/08/16

Saint-Bernard / 20 ans après, plus que jamais la lutte continue !

Manifestation unitaire pour la commémoration des 20 ans de la violente expulsion à coups de hache des Sans Papiers de l’église Saint-Bernard. 27/08/16 © D. M.

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Appel à la commémoration du 20ème anniversaire de l’évacuation de l’église Saint-Bernard à Paris

17 août 2016 – Appel UNSP

ST-BERNARD / 20 ANS APRES
PLUS QUE JAMAIS LA LUTTE CONTINUE


Journée débats vendredi 26 août 2016 Sans-Papiers/Soutiens
De 11 heures à 17 heures
Lieu : Squat 21/23/25 et 27, rue de Clichy et 29, rue Aimé Césaire
93400 – Saint-Ouen – Métro : Garibaldi (ligne 13)

Appel à Manifestation Samedi 27 août 2016
Départ 14 heures
Place de la République en direction Église Saint-Bernard


La France pays des droits de l'HommeL’UNION NATIONALE DES SANS PAPIERS (UNSP), dans le cadre des activités commémoratives des 20 ans de l’évacuation de l’Eglise St-Bernard, condamne avec la plus grande énergie ces actes barbares qui se perpétuent à travers le monde entier, en particulier en France notre pays d’accueil.

Dans un contexte politique et économique marqué par des actes de terreur sans précédent, des atteintes aux valeurs fondamentales de la République, par une politique sécuritaire traduisant l’état d’urgence dans un monde marqué par l’émergence de démons destructeurs que rien ne justifie.

Nous mesurons avec inquiétude les conséquences de ces décisions sécuritaires qui aggravent considérablement nos situations déjà bien précarisées parce que :

  • Elles donnent tout pouvoir aux forces de police d’investir à l’aube nos lieux de vie, se traduisant par des arrestations intempestives allant jusqu’à l’enfermement et l’expulsion. Nos foyers sont l’objet de toutes les « attentions », des gérants ferment arbitrairement (cuisines lieux de prière) brisant notre vie communautaire.
  • Les médias, les politiques de gauche comme de droite pratiquent dangereusement l’amalgame entre terroristes et migrants (réfugiés/Sans-Papiers) et entretiennent ainsi un climat de plus en plus délétère,de suspicion et de racisme dans la population.
  • La Circulaire VALLS du 28 novembre 2012 n’a fait pour l’essentiel, que proroger l’injustice des lois Pasqua de 1993. En effet en la matière, les Préfectures exigent que nous fournissions des fiches de paie sur plusieurs années, alors que notre statut de sans-papiers ne nous permet pas de les obtenir. Ainsi se poursuit le travail au noir, encourageant l’exploitation patronale, les fausses déclarations, la politique discrétionnaire des Préfectures.
  • Les lois anti-émigrés qui malgré les déclarations mensongères du pouvoir pour étouffer notre lutte sont de plus en plus répressives et restrictives comme le prouvent les derniers remaniements du CESEDA.

La France n’a procédé à des régularisations massives que deux fois :

– 1981 au début du septennat de François MITTERAND
134 000 régularisations
– 1997 après l’arrivée à Matignon de Lionel JOSPIN et suite à l’évacuation des sans-papiers de l’église Saint-Bernard,
84 000 régularisations par la Circulaire Chevènement.

 
Depuis le 18 mars 1996 les sans-papiers organisés en différents Collectifs ont mené de nombreuses actions (occupations, grèves, des marches à travers la France et des Caravanes en Europe).

  • 2002 : Occupation de la Basilique de Saint-Denis, marche de Marseille à Paris ;
  • 2003 : Marche du Havre à Rouen ;
  • 2004 : Marche de Bruxelles à Paris ;
  • 2006 : Lutte des 1000 de Cachan (15 jours) ;
  • 2008 : Occupation de l’église Saint Paul à Nanterre (15 jours), Campagne Racket, occupation la Bourse du Travail (14 mois) 
  • 2009 : Occupation de la CPAM rue Baudelique à Paris (13 mois) ;
  • 2010 : Marche de Paris à Nice, lors de la Commémoration du 50ème anniversaire de l’indépendance des pays africains (1 mois) ;
  • 2011 : Participation au Forum Mondial de Dakar ;
  • 2012 : Marche européenne des sans-papiers et des migrants (1 mois) ;
  • 2012/2013 : Les grévistes de la faim de Lille « Faut-il mourir pour avoir des papiers (73 jours) ;
  • 2013 : Marche du Grand Paris des sans-papiers, Forum Social Mondial de Tunis (1 mois) ;
  • 2014 : Caravane et grande manifestation à Bruxelles lors du sommet du Conseil de l’Europe sur la politique migratoire ;
  • 2015 : Caravane au Forum Social Mondial de Tunis.

 
Alors que tous les pays de l’Europe du Sud ont régularisé massivement, en proportion de leur population, l’Allemagne et la France viennent très loin derrière, avec 185 000 immigrés légalisés dans chaque pays. Pour mémoire quelques chiffres du nombre de régularisations en Europe sur la décennie ayant précédé la crise, c’est-à-dire 1997-2007 (source « migration Policy institue ») :

  • 1,2 millions de sans papiers régularisés en Italie ;
  • 1 million en Espagne ;
  • 425 000 en Grèce ;
  • 250 000 au Portugal

 
Et bien au-delà de notre insécurité nous devons combattre cette politique assassine dont tous les Etats Européens sont responsables et complices. Sur toutes les frontières Européennes, et sur nos frontières (Calais, Vintimille etc…) la mer Méditerranée est devenue le plus grand cimetière où des milliers de migrants sans distinction hommes, femmes et enfants trouvent la mort en fuyant des pays détruits par des guerres impérialistes.

  • c’est pourquoi nous exigeons que cessent ces drames aux frontières et dans notre pays :
  • une autre politique migratoire dans l’application de la Convention Européenne des Droits de l’Homme dont nous sommes signataire et le respect de la Convention de Genève dans l’accueil des réfugiés ;
  • nous demandons aussi que les Etats et les Responsables Européens prennent en compte la situation de guerre dans tous les pays du monde responsable de l’exil des populations ;
  • dans cette situation de détresse en France, nous devons aussi y associer tous les précaires qui subissent les mêmes conséquences de cette politique de régression sociale, brutale et indigne.

PLUS QUE JAMAIS NOTRE SLOGAN
« FRANCAIS/ÉMIGRÉS SOLIDARITÉ ! »
Prend toute sa dimension politique.
L’UNION NATIONALE DES SANS PAPIERS (UNSP) EXIGE :
La régularisation globale de tous les Sans-Papiers

  • La liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous ;
  • La régularisation de tous les sans-papiers par une carte de 10 ans ;
  • La fermeture des Centres de rétention l’arrêt des expulsions ;
  • Le respect du droit d’asile ;
  • Abrogation de lois anti-émigrées.

À la radio : « Le risque fait partie de toutes luttes » – franceinter.fr 22/04/16

« Le risque fait partie de toutes luttes »

Hervé Pauchon, émission Un temps de Pauchon, franceinter.fr, 22 avril 2016.

 

Le 23 août 1996, environ 1 500 policiers enfoncent à la hache les portes de l’église Saint-Bernard et évacuent sans ménagement 350 sans-papiers et leurs soutiens qui s’y trouvaient depuis le 28 juin. Cette opération brutale, largement médiatisée, provoque des réactions indignées et des manifestations de protestation dans toute la France. Les sans-papiers expulsés sont placés en rétention administrative, et tous seront remis en liberté pour non-respect de la procédure. Certains obtiendront la nationalité française. Malgré tout, le mouvement des sans-papiers, bientôt désigné comme celui des « Saint-Bernard », va s’étendre sur toute la France. Il reste toujours d’actualité, à force de solidarité et de cohésion entre ses membres et ce, autour d’un objectif unique : la régularisation.

 

À la radio : « Vive la lutte des sans-papiers ! » – franceinter.fr 21/04/16

« Vive la lutte des sans-papiers ! »

Hervé Pauchon, émission Un temps de Pauchon, franceinter.fr, 21 avril 2016.

 

Chaque année, une manifestation commémore la lutte des sans-papiers de Saint-Bernard. Hervé Pauchon nous donne l’occasion de revenir sur ce mouvement qui avait surpris presque tout le monde, il y a 20 ans cette année.

 

À la radio : « Retourner, c’est pas la solution » – franceinter.fr 20/04/16

« Retourner, c’est pas la solution »

Hervé Pauchon, émission Un temps de Pauchon, franceinter.fr, 20 avril 2016.

 

Des coups de haches. Des coups de merlin plus précisément. Des portes fracassées et des vitraux qui volent en éclat. Les images des 1500 CRS donnant l’assaut à l’église Saint-Bernard, occupée par des sans-papiers, est restée gravée dans les mémoires des habitants du 18ème arrondissement. Reprises par les JT du 20h, elles se sont inscrite dans la rétine de millions de spectateurs de la France entière. 1996-2016, une commémoration a eu lieu le 18 mars, Hervé Pauchon y assistait.

 

À la radio : « Nous ne sommes pas des clandestins » – franceinter.fr 19/04/16

« Nous ne sommes pas des clandestins »

Hervé Pauchon, émission Un temps de Pauchon, franceinter.fr, 19 avril 2016.

 

Hervé Pauchon est resté devant l’église Saint-Ambroise, dans un rassemblement composé d’une coordination regroupant des collectifs de sans-papiers, des syndicats et des associations pour un 20ème anniversaire pas comme les autres.

 

À la radio : « Est-ce qu’il y a égalité ? Je me pose la question » – franceinter.fr 18/04/16

« Est-ce qu’il y a égalité ? Je me pose la question »

Hervé Pauchon, émission Un temps de Pauchon, franceinter.fr, 18 avril 2016.

 

Le 18 mars 1996, plus de 300 sans-papiers, originaires pour la plupart du Sénégal et du Mali s’étaient donnés rendez-vous à l’aube pour « frapper un grand coup ». Totalement déterminés, accompagnés par quelques soutiens, amenant avec eux les vivres et les vêtements nécessaires à une longue occupation, ils et elles investissent l’église Saint-Ambroise, boulevard Voltaire à Paris. Ils ne savent pas encore qu’ils vont écrire une des pages des luttes de l’immigration en France. Hervé Pauchon s’est rendu au rassemblement organisé par des collectifs, syndicats, associations pour se souvenir que le combat continue depuis 20 ans cette année.

 

Appel à la commémoration du 19ème anniversaire de l’évacuation de l’église Saint-Bernard à Paris.

4 août 2015, mis à jour 21 août 2015 – Appel UNSP/CISPM

Manifestation de la Place de la gare de l’Est en direction de l’Église St Bernard, le 22 août 2015, à 15h.

Le 18 mars 1996, 350 personnes (hommes, femmes et enfants) en situation irrégulière qu’on surnommera bientôt les Sans-papiers de Saint-Bernard décident de sortir de l’ombre en occupant notamment l’Église Saint-Ambroise, le Gymnase Japy, les Locaux syndicaux de SUD PTT, les Entrepôts SNCF rue Pajol, pour arriver à l’occupation de l’Église Saint-Bernard.

Le 23 août 1996, la police évacue l’Église Saint-Bernard en défonçant la porte à coups de hache pour déloger, sous le regard des caméras, les dix grévistes de la faim et les familles qui y campaient depuis plus de 50 jours. Cette évacuation fut brutale, avec l’intervention de 1000 CRS.

Commémoration de l’évacuation de l’église Saint Bernard le 24 Août 2013 – Appel UNSP

19 août 2013 – UNSP

17 ans après l’évacuation de l’église Saint-Bernard !

L’Union Nationale des Sans Papiers (UNSP)
appelle à manifester :

Samedi 24 août 2013 à 13 heures

Métro : Place de la République en direction de l’Eglise St Bernard

Le 18 mars 1996, 350 personnes (hommes, femmes et enfants) en situation irrégulière qu’on surnommera bientôt les sans-papiers de Saint-Bernard, décidaient de sortir de l’ombre en occupant notamment l’Eglise Saint-Ambroise, le Gymnase Japy, les Locaux syndicaux de SUD PTT, la Cartoucherie de Vincennes, les Entrepôts SNCF rue Pajol pour arriver à l’occupation de l’Eglise Saint-Bernard.

Le 23 août 1996, la police évacue l’Eglise Saint-Bernard en défonçant à coups de hache la porte de l’église pour déloger, sous le regard des caméras, les dix grévistes de la faim et les familles qui y campaient depuis plus de 50 jours. Cette évacuation fût brutale, avec l’intervention de 1000 CRS.

Vidéo : « FILM ETE SANS PAPIERS » 23 août 1996 – Ina Société, 16/07/12

FILM ETE SANS PAPIERS
Par Ina Société sur youtube.com, 16/07/12.

23 août 1996
Le gouvernement a fait procéder, ce vendredi 23 août à partir de 7H30, à l’évacuation des Africains sans papiers et de leurs sympathisants qui occupaient l’église Saint-Bernard à Paris depuis le 28 juin. Rétrospective de cette affaire qui dure depuis cinq mois. Tout a commencé par l’occupation de l’église Saint-Ambroise. Les dates et lieux sont en INCRUSTATION. Continuer la lecture de Vidéo : « FILM ETE SANS PAPIERS » 23 août 1996 – Ina Société, 16/07/12

Dans la presse : « Anzoumane Sissoko, au nom des sans-papiers » – afriscope.fr 07/09/09

Anzoumane Sissoko, au nom des sans-papiers

Maud Amaudric, afriscope.fr, 7 septembre 2009.
Il est loin le temps où les stars venaient marquer leur soutien aux sans-papiers en occupant avec eux l’église Saint-Bernard. Pourtant depuis 1996, le mouvement n’a pas faibli. Porte-parole de la CSP75 (Coordination des sans-papiers de Paris), Anzoumane Sissoko est au coeur de la lutte actuelle des sans-papiers. Afriscope a rencontré en août dernier, rue Baudélique dans le 18ème arrondissement de Paris [1], cet homme déterminé dont la régularisation n’a pas calmé l’ardeur militante.

Vous êtes aujourd’hui une figure incontournable du mouvement des sans-papiers à Paris. Pouvez-vous nous raconter votre parcours personnel et les raisons qui vous ont poussé à vous engager dans cette lutte ?
Je suis né en 1964 à Monéa, dans la région de Kayes au Mali. Je suis allé à l’école jusqu’au niveau du bac. Je l’ai raté et mes parents ont décidé de m’envoyer en Europe pour améliorer la situation de la famille. J’ai accepté, c’était en 1987. Avec mes frères, nous avons travaillé pendant sept ans pour pouvoir payer le transport. 8500 francs français à l’époque, 1300 euros. Je suis arrivé en France en septembre 1993. Un cousin m’a accueilli et m’a expliqué la vie ici. Il m’a dit que je devrai me faire faire des faux papiers pour pouvoir travailler. Je me suis senti trompé, pris en otage : je pensais que le plus dur était d’entrer en France, alors que le plus dur commence une fois qu’on est sur le territoire ! Continuer la lecture de Dans la presse : « Anzoumane Sissoko, au nom des sans-papiers » – afriscope.fr 07/09/09

Dans la presse : « Le souvenir de Saint-Bernard » – liberation.fr 03/09/02

Le souvenir de Saint-Bernard

Dominique Simonnot, liberation.fr, 3 septembre 2002.

 

Il y a six ans, la droite avait répondu en durcissant la loi.

En mars 1996, ils arrivent par petits groupes. Timidement. Et s’installent dans l’église Saint-Ambroise à Paris. On les appelle encore des «clandestins». Le lieu a été simplement choisi parce qu’il est proche du centre de soins gratuits de Médecins du monde, où ils ont l’habitude de consulter. Ils demandent des papiers. Quelques jours plus tard, le lendemain de la visite du cardinal Lustiger, le curé de Saint-Ambroise ­ avec l’accord des autorités religieuses ­ donne les clés de l’église aux policiers. Les sans-papiers sont évacués. Commence une longue errance Continuer la lecture de Dans la presse : « Le souvenir de Saint-Bernard » – liberation.fr 03/09/02

Dans la presse : « Mal encadrés et peu soutenus » – liberation.fr 03/09/02

Mal encadrés et peu soutenus

Didier Arnaud, liberation.fr, 3 septembre 2002.

 

La coordination nationale peine à se structurer et veut rester autonome.

Où sont les soutiens des sans-papiers ? Que font-ils ? Et qu’attendent-ils ? Alain Krivine, porte-parole de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), s’inquiète. Son organisation, présente depuis le début du mouvement à la basilique de Saint-Denis, voit des milliers de gens sortir de la clandestinité. Lui découvre une structure militante «débordée par l’ampleur du mouvement». Krivine parle de «rançon du succès». Un succès qui produit des tiraillements. Et qui nécessite d’élargir le soutien, encore maigre ces derniers jours. Continuer la lecture de Dans la presse : « Mal encadrés et peu soutenus » – liberation.fr 03/09/02

Dans la presse : « Des curés au côté des sans-papiers » – liberation.fr 01/07/96

Des curés au côté des sans-papiers

Dominique Simonnot, liberation.fr, 1er juillet 1996.

 

Les occupations à Paris et en banlieue accentuent les dissensions au sein de l’Eglise.

Bebe aura sa carte de séjour. Son nom est sur la liste. Son dossier fait partie des 48 auxquels le ministère de l’Intérieur a accordé des papiers. Parce que son enfant est né en France avant le nouveau code de la nationalité et parce que son mari vit et travaille ici depuis de longues années. Mais Bebe est aujourd’hui sur un matelas, au milieu de la nef de l’église Saint-Bernard: «Je continue jusqu’au bout.. Pour que les autres, aussi, aient leurs papiers. Même si c’est dur, on reste toujours ensemble.» Vendredi dans la soirée, à la fin d’une petite manifestation des sans-papiers de Saint-Ambroise, la jeune femme s’est engouffrée dans l’église avec ses compagnons. Comme à Saint-Ambroise, l’église dont ils avaient été expulsés le 22 mars dernier, Continuer la lecture de Dans la presse : « Des curés au côté des sans-papiers » – liberation.fr 01/07/96