Dans la presse : « Les sans-papiers parisiens ont un nouveau toit » – lexpress.fr 20/07/09

Les sans-papiers parisiens ont un nouveau toit

Par LExpress.fr avec Reuters, lexpress.fr, 20 juillet 2009.

 

Plusieurs centaines de sans-papiers, qui squattaient devant la Bourse du travail à Paris depuis juin, ont trouvé refuge dans un nouveau local dans le 18e arrondissement de la capitale. Ils veulent y faire un « ministère de la régularisation de tous les sans-papiers ».

 

Expulsés fin juin par la CGT de la Bourse du travail à Paris, plusieurs centaines de sans-papiers ont trouvé refuge durant le week-end dans un nouveau local parisien d’où ils veulent populariser leur mouvement.

 

Ils bénéficient désormais du soutien de nombreuses organisations, dont le NPA d’Olivier Besancenot, Attac, Solidaires et les Verts, à condition d’élargir leur demande de régularisation à tous les sans-papiers.

 

Ils veulent donc faire de leur nouveau toit, un local désaffecté de 4800 mètres carrés situé rue Baudelique, dans le XVIIIe arrondissement, un « ministère de la régularisation de tous les sans-papiers ». Leur avenir dans ce bâtiment reste toutefois incertain.

 

« Nous avons appris que le propriétaire, la Caisse primaire d’assurance maladie, voulait faire un référé pour demander notre expulsion », a dit lundi à Reuters Sissoko Anzoumane, porte-parole de la Coordination des sans-papiers 75 (CSP 75).

 

Les sans-papiers réclament désormais 1200 régularisations, alors que les autorités s’étaient engagées à examiner « avec bienveillance » 300 dossiers s’ils quittaient le trottoir où ils campaient depuis leur expulsion le 24 juin.

 

« On a libéré le trottoir comme ils le demandaient mais nous n’avons pas promis d’arrêter le mouvement. Depuis l’occupation de l’église Saint-Bernard, en 1996, la lutte du CSP 75 n’a jamais cessé », a précisé Sissoko Anzoumane.

 

« De toute façon, l’examen de 300 dossiers ‘avec bienveillance’, ça ne veut rien dire », a-t-il ajouté.

 

Intervention de la mairie ?

L’intervention manu militari, le 24 juin, du service d’ordre de la CGT pour libérer son bâtiment de la Bourse du travail, dans le IIIe arrondissement, avait suscité la réprobation d’associations humanitaires.

 

Le syndicat a fait valoir que l’occupation de son local s’éternisait depuis 14 mois et qu’elle était d’autant plus incompréhensible que la CGT s’était fortement mobilisée à l’époque en faveur des travailleurs sans-papiers.

 

Depuis l’intervention du syndicat, près de 400 personnes, dont des femmes et enfants, campaient sur le trottoir du boulevard du Temple, non loin de la Bourse du travail, dans des conditions jugées « inhumaines » par les organisations de soutien.

 

La section CGT du nettoiement soutient désormais Lire la suite…

 

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